
Une limite flottante existe sur la surface des haines collectives,
Et j’estime très floue la frontière au plan individuel. A la lisière,
Le feu puis les larmes, et les chairs ouvertes, les douleurs vives,
Et les brulures; toutes justifient une odeur acre, une sensation amère.
Le pis aller de l’alcool anesthésiant ne distille que peu de Mal,
(Cela reste un moyen inégalé,au mieux, l’Idée d’un Soma optimal)
Car le Corps veut et paie. L’esprit qui sait, tant qu’il le peut, se tait.
L’incompréhension se mêle au dépit, lorsque d’une voix fébrile,
Je murmure l’ignoble : « Comment les gens font-ils donc pour vivre ? »
C’est ainsi, qu’au milieu d’un doute noble, un déséquilibre subtil,
J’articule des pensées concluant sur un Mal, celui-là qui m’enivre.
Je ne voulais pas de cette vie, je n’en jamais voulue,
(Tu n’as pas le choix d’Être, puisque jamais tu ne fus)
Vouloir n’est pas pouvoir, un jour tu sauras l’Ami, tôt…ou tard.
Je peux le sentir, j’atteins mes limites: l’imagination devient violence.
Le défi à tenir est vivre bon sang ! Au delà même des bornes maximales.
L’épuisement n’offre qu’une fusion, infime mais sensible chance :
Je consens à partager un avenir intime avec les fantômes du Mal.
Je sature, je brule de loin, je doute à chaque seconde.
(Ce serait simple avec un cerveau détruit aux neurones immondes.)
A quel choix ai-je droit ? Le suicide…Puisque en vie, je me fourvoie.
Enfin
Je pense,
Pour le moins,
Je crois.

up